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Récupération après la course – comment bien aider ton corps

Le grand moment est passé, tu as franchi la ligne d’arrivée. Adrénaline, joie, peut-être aussi fatigue – un mélange complet d’émotions. Et ensuite ? C’est là que tout commence vraiment. Car sans récupération, rien ne fonctionne – ni après une compétition, ni après un entraînement.

Experte : Dr Valeria Heller, spécialiste en médecine interne générale et médecine du sport SEMS Medbase Abtwil

 

 

La récupération n’est pas un luxe

Une compétition sollicite bien plus le corps qu’un entraînement normal. Les réserves d’énergie s’épuisent, le système immunitaire s’affaiblit, les muscles doivent se régénérer. Si l’on ne laisse pas ce temps de repos au corps, on risque infections, blessures ou surcharge à long terme. Cela vaut aussi pour les coureurs expérimentés : seul·e celui ou celle qui récupère bien peut progresser.

Que se passe-t-il dans le corps pendant une compétition ?

Pendant une course intense, le corps utilise d’abord ses réserves de glucides dans les muscles et le foie. Sur des distances plus longues – comme un semi-marathon ou un marathon – il puise aussi dans les graisses. En parallèle, il réduit l’activité du système immunitaire pour économiser de l’énergie. La digestion et le système hormonal passent aussi en mode économie. Le corps se concentre sur les muscles, le cœur et les poumons – tout ce qui est nécessaire à la performance tourne à plein régime.

D’abord boire, puis manger – et rapidement

Après la course, le timing est essentiel. N’attends pas trop : l’idéal est de boire suffisamment et de manger quelque chose dans les 30 premières minutes. Une combinaison de glucides et de protéines est parfaite : pas seulement un blanc de poulet, mais plutôt un sandwich ou un repas complet équilibré.

Les muscles ont besoin de plus que de protéines

Bien sûr, les protéines sont importantes pour réparer les muscles – surtout après une course intense ou un parcours avec beaucoup de dénivelé. Mais sans glucides, elles ne sont pas assimilées de manière optimale. Le corps a besoin des deux pour récupérer efficacement.

Que manger pendant la course ?

Dès qu’une compétition ou un entraînement dépasse une heure, il faut consommer des glucides en cours de route. À partir d’environ 60 minutes d’effort, le corps a besoin d’énergie supplémentaire – environ 30 g de glucides par heure.

À chacun sa stratégie : si tu digères bien les liquides, une boisson isotonique sucrée fera parfaitement l’affaire. Pas besoin de produits compliqués ou coûteux – un simple mélange eau et jus de pomme t’apporte déjà tout ce dont ton corps a besoin. Tu préfères croquer quelque chose ? Une barre énergétique ou une banane, et l’énergie revient tout de suite. L’essentiel, c’est que ce soit une source de carburant rapide et efficace.

Les protéines se digèrent lentement – ton corps n’en tire donc pas d’énergie immédiate. Et pour les graisses, c’est la même histoire : elles demandent trop de temps à être transformées. Les noix, par exemple, sont excellentes pour la santé, mais pas quand tu es en plein effort. Pendant que tu cours, ta digestion tourne au ralenti. Résultat : ton corps tarde à utiliser ce carburant, et toi, tu te sens plus lourd·e et moins efficace.

Que faire si tu te sens mal après la course ?

Quand les réserves sont vides et que la glycémie chute trop, cela peut provoquer nausées, sueurs froides ou vertiges. Dans ce cas, il faut apporter rapidement de l’énergie – par exemple une cuillère de miel ou un sucre de raisin. Un manque de liquides est aussi une cause fréquente de malaise. Par temps chaud, la déshydratation peut même conduire à un malaise sérieux.

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Avec un test de performance personnalisé, les spécialistes de la médecine du sport chez Medbase déterminent ton niveau actuel. Sur cette base, ils t’expliquent de manière claire et simple comment intégrer ces résultats dans ton entraînement.
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Et l’entraînement à jeun ?

Ça peut être une bonne idée – surtout si tu veux apprendre à ton corps à mieux utiliser les graisses comme carburant. Mais attention : reste prudent·e. Pas de séances trop intenses, pas trop longues, et surtout pas d’intervalles à jeun. Si tu veux tenter l’expérience, assure-toi d’avoir fait le plein de glucides la veille. Ton corps te dira merci.

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Combien de temps dure vraiment la récupération ?

Au minimum un jour de pause ou un entraînement de récupération – même pour les pros. La durée totale dépend de plusieurs facteurs : niveau d’entraînement, âge, distance et intensité de la course.

Après de longues compétitions ou des objectifs majeurs de la saison, la pause doit être plus longue et adaptée spécifiquement.

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Récupération et âge : est-elle plus lente ?

Oui – la récupération ralentit avec l’âge, dans la plupart des cas. Dès la trentaine, le corps commence à perdre un peu de masse musculaire. Résultat : les séances rapides, comme les sprints ou les intervalles, deviennent plus exigeantes et plus longues à digérer pour les coureurs expérimentés que pour les plus jeunes.

Mais pour les courses longues et régulières – comme le marathon – la différence est bien plus faible. Pourquoi ? Parce que ce sont surtout les fibres musculaires dites “lentes” qui travaillent. Et celles-ci résistent beaucoup mieux au temps que les fibres rapides, celles qui servent aux efforts explosifs.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle tant de marathoniens et marathoniennes de 40 ou 50 ans affichent encore de superbes performances. Avec les années, une partie des fibres rapides se transforment en fibres plus lentes – et en endurance, c’est carrément un avantage.

Que faut-il dans les jours qui suivent ?

La réponse est simple : manger, boire, dormir suffisamment. Trois repas principaux par jour, complétés par des collations. Ne saute pas de repas, écoute ta faim et ne commence pas de régime juste après une compétition.

Faut-il des compléments ou des vitamines ?

Non, si l’alimentation est équilibrée, les compléments vitaminés ne sont pas nécessaires. C’est aussi la position officielle de la Société Suisse de Nutrition du Sport.

Erreurs typiques de récupération

  • Attendre trop longtemps avant de manger : d’abord la douche, puis les appels, les célébrations – et le repas trois heures plus tard. C’est trop tard.
  • Manger trop peu ou mal : réduire les glucides après la course pour “surveiller sa ligne” est contre-productif.
  • Boire de l’alcool : l’alcool freine la récupération et surcharge l’organisme.
  • Reprendre l’entraînement trop vite : l’euphorie après la course est grande, mais en forçant trop tôt on risque la blessure.

 

Qui est Medbase ?

Medbase est le plus grand réseau multidisciplinaire de médecine du sport en Suisse et propose des services spécialisés pour les athlètes, clubs et fédérations sportives de tous niveaux. Ses compétences couvrent la médecine du sport, la physiothérapie sportive, le diagnostic de performance et le conseil en entraînement.

https://www.medbase.ch/sport/

2 réponses sur « Récupération après la course – comment bien aider ton corps »

Merci, c’est vraiment concret. Je me reconnais dans l’erreur “douche + discussions + repas tardif” : je finis souvent par manger trop tard après une course. Depuis que je prévois une boisson + une collation simple tout de suite, je récupère mieux le lendemain. Pour la reprise, vous conseillez plutôt un jour off complet ou un footing très léger ?

Hello Alex
Pour la reprise, il n’y a pas une seule règle fixe. Le temps de récupération dépend de plusieurs facteurs comme le niveau d’entraînement, l’âge, la distance et l’intensité de la course.
Après un effort long ou intense, je conseille au minimum un jour off (surtout si le landemain tu sens encore de la lourdeur, des courbatures ou une fatigue générale). Si tu te sens vraiment bien et sans douleur, un footing très léger peut passer.

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